dimanche 10 mai 2015

Le lion, l'ours et le tigre

Le lion, l'ours et le tigre


Léo, lion d'Afrique, Baloo, ours d'Amérique et Shere Kahn, tigre du Bengale forment une équipe assez soudée et vivent en parfaite harmonie au sanctuaire des animaux l'Arche de Noé. Si ces trois prédateurs vivent ainsi comme des frères c'est qu'ils ont vécu tout petits les uns avec les autres dans des conditions misérables. 

Ils ont en effet été rescapés d'un sous sol à Altanta où un vendeur de drogues les tenaient prisonniers sans soins et affamés. Il les possédait visiblement pour impressionner le monde. 

Léo avait une coupure au nez et était illégalement castré, le harnais de Baloo était tellement sous-dimensionné qu'il était incrusté dans sa peau, les 3 étaient affamés, traumatisés et souffrant d'infections bactériennes. 

Ils ont vécu ensuite dans le même habitat durant 13 ans, ne supportant pas la séparation, sauf par la force des choses lorsque Baloo du se faire opérer pour ses plaies.


En 2013, de nombreux dons ont permis au trio de rester ensemble en rendant conforme aux normes leur habitation. Exemple émouvant, exceptionnel et édifiant de solidarité et de tolérance dans le monde sauvage.

samedi 25 avril 2015

Les tableaux de la mémoire

Dans la maison de mon enfance, deux tableaux principalement me sont restés en mémoire en vertu d'une fascination que j'attribuerais à celle qu'on a pour ses parents parfois, dont les goûts, en l'absence de toute référence culturelle nous échappent en bas âge et confine à l'émerveillement.






Un "Bonaparte au pont d'Arcole", belle reproduction faite par mon oncle d'une œuvre d'Antoine-Jean Gros, trônait fièrement face à la porte d'entrée. Connaissant le maître des lieux qu'était mon père, ce choix d'emplacement était tout à fait volontaire et donnait la note aux éventuels visiteurs. Ici on avait remporté des batailles de chiffres, mené des hommes, conquis des territoires dans des costumes tirés à quatre épingles.

Ce qui impressionnait dans ce tableau ma sensibilité enfantine, c'était le contraste entre le visage jeune et les cheveux rebelles d'une part et l'habit d’apparat de celui qui deviendra Napoléon 1er d'autre part. Le personnage plein de lumière, au regard intense se détache tout aussi bien de la bataille qui fait rage à l'arrière plan, ne laissant apercevoir qu'un écran de fumée.





Pour la petite histoire, le tableau est visible au musée du Louvre et a été peint la même année que ladite bataille en 1796. Napoléon de son prénom a alors 27 ans. Il vient d'épouser Joséphine et a ainsi obtenu le titre de général en chef de l'armée d'Italie. Sa campagne révolutionnaire contre les royalistes étrangers est encore étudiée dans les Écoles de guerre. Lors de cette bataille au pont d'Arcole en Italie, particulièrement, il bat les armées royalistes autrichiennes grâce à un subterfuge adroit: pour détourner l'attention de l'ennemi, Napoléon ordonna aux tambours d'aller discrètement sur les arrières des autrichiens faire du boucan afin de leur faire croire que des renforts ennemis sont arrivés. Ainsi le général autrichien, leurré, dépêcha une partie de l'effectif de sa solide défense à l'arrière, ce qui permit à l'armée d'Italie d'emporter la bataille.




Un Fragonard, acheté 1O francs par ma mère, nommé "Les Hasards heureux de l'escarpolette", soupirait sur le mur du côté de son lit.
Dans ce décor de jardin agrémenté d'angelots, la femme me faisait penser à une rose qui déployait ses pétales pour le plaisir d'un homme la désirant à l'agonie.
L'érotisme raffiné de ce jeu intemporel a survécu ainsi aux années. A part que les nains ont remplacés les angelots et les voiles font désormais concurrence à l'opacité des jupons pour le grand plaisir des messieurs, nullement obligés de faire des contorsions pour entrapercevoir la nudité féminine.










Cette scène galante a été peinte par Jean Honoré Fragonard entre 1767 et 1769 ( dans la mention de cette dernière date, tiens donc! On retrouve la date de naissance de Napoléon!) La toile a été commandée par le baron de Saint-Jullien, receveur général des finances du clergé qui donna à Fragonard les recommandations suivantes: "Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayez votre tableau."

La frivolité de cette scène n'est pas sans évoquer Marivaux, décédé quelques années auparavant, qui a donné son nom au substantif "marivaudage", désignant la légèreté de ton dans les propos qui parlent d'amour.
On peut aussi supposer que le clergé à l'époque était non seulement riche, mais complice d'un certain libertinage. 

samedi 4 janvier 2014

Les chevaux blancs ne meurent jamais




Ton souvenir en moi est tellement vivant
Qu'il a ouvert mon cœur à la tendresse
Papa, tu étais si attachant;
Qu'y penser ça me bouleverse

Tu irradiais d'une vie intérieure si riche, que ta profession, tes opinions politiques, ne semblaient parfois qu'un habillement de choix. Et moi j'aimais me déguiser avec d'autres enfants en princesse bohème avec les jupes de maman.

Il n'y a pas deux hommes comme toi, tu es un exemplaire unique.
Une crème, une perle, une personnalité historique.

Tu disais qu'un homme se doit d'avoir des chaussures bien cirées et tu avais un meuble exprès pour cela, rempli de chiffons et de cirages pour les entretenir et les faire briller. Moi quand maman m'achetait de nouvelles chaussures, elle me laissait les choisir et je voulais m'en servir comme doudou pour dormir.

Tes chevaux, tes figurines de cavaliers du passé confectionnées par tes soins, les dessins que tu croquais d'une main assurée, dansent dans ma mémoire.




Quand tu lisais les Mémoires d'Outre-Tombe le soir, dans ton fauteuil au dos craqué par les années, le chat venait dormir sur tes genoux....

Tu es resté à jamais, le seul grand homme que je révère dans l'Histoire, ce que tu m'as enseigné en cette matière s'étant gravé dans ma mémoire.

Est-ce à cause de ta disparition survenue si tôt (c'est toujours trop tôt pour perdre un père de toute façon), que je me sens parfois comme la moitié d'une femme au fragile équilibre, comme soutenue par des béquilles graciles, ailées de coton?




dimanche 29 décembre 2013

Moi, les psys et les lobbys pharmaceutiques....

Avec mon amie Sophie, nous aimons bien parlé de psycho. J'ai mon expérience en tant que patiente, elle a été étudiante en psychologie. Il y a des idées où nous nous retrouvons, d'autres moins.





Elle ne comprend pas toujours cette forme de rébellion que j'ai vis à vis des psychiatres. Pourtant, je suis sûre qu'il en est de très bons, tout comme elle, j'imagine, se débrouillerait bien dans l'exercice de ce métier, car elle m'a parfois éclairée sur des choses qui me troublaient. Le constat que j'ai actuellement, c'est que la dépression par exemple, est mieux soignée qu'auparavant. J'ai connu quelques personnes, et nombreux sont les gens qui ont eu au cours de leur vie un épisode dépressif plus ou moins intense, soignés souvent par des médicaments et qui ont réussi à les arrêter avec l'aide de leur médecin/psychiatre. Même si ce n'est pas mon cas, c'est toujours heureux de le savoir, car c'est vraiment un trouble difficile à vivre.

Je me souviens qu'en classe de terminale, nous avions fait un test de personnalité avec notre prof de philosophie. J'étais la seule à rentrer dans la catégorie "poètes maudits" et à la lecture du résultat concernant ce type de personnalité (il y en avait 8 si je me souviens bien), la classe s'était écriée en cœur: "Oh! C'est exactement ça!". J'étais assez discrète et accompagnée par quelques intimes, donc je ne pouvais m'imaginer que le reste de la classe prétende me connaître aussi bien. Autre source d'étonnement, il était fait mention dans le résultat d'une "possible dépendance aux drogues" (les poètes maudits, de ce que j'en connais, Verlaine, Rimbaud et Baudelaire buvaient de l'absinthe par exemple). Or je n'étais que très peu tentée par l'alcool, encore moins par le cannabis ou même le tabac, bien que certains dans ma classe en consommaient.



Je ne sais plus exactement comment je me suis retrouvée dans le cabinet d'un psy quelques années plus tard. Ma mère doit avoir plus de souvenirs que moi à ce sujet, étant donné qu'elle a du s'inquiéter pour moi. Je me souviens que ces rendez-vous avaient été précédés par de l'anorexie/abus de chocolat et d'interminables crises de larmes pendant les cours. C'était un homme froid, peu avenant et peu causant. Quand il me tendait un paquet de mouchoirs, j'avais vraiment l'impression de le faire ch***
Il avait essayé de me faire arrêter les anti-dépresseurs, mais voilà, j'étais devenu accro. Dans le sens où ma vie en était complètement transformée. Mes rapports sociaux étaient nettement meilleurs, car j'avais trop tendance à voir les choses en noir et à me dévaloriser. Je manquais sérieusement de confiance en moi.
Je ne vais pas faire l'inventaire de tous les psy que j'ai vu, tous les épisodes de crises, les diagnostics évoqués... mais il en reste un intérêt assez passionné pour la fragilité psychique, et une haine pour le mot "maladie".

Ce qui m'a dérangée tout d'abord dans mes rapports avec ces professionnels parfois, c'est leur toute-puissance, leur ton péremptoire quand ils prétendent mieux savoir ce qui est bon pour vous que vous-même, et plus grave encore, parfois on ne vous croit pas quand vous dites quelque chose, vu qu'on vous considère comme "délirant".
Je me souviens de cette psychiatre, qui voulait que je ne vois plus mon ex, me tenant pour responsable de sa tentative de suicide et dont tous les rendez-vous se bornaient à une tentative de me faire prendre conscience que j'étais "mauvaise" pour lui. Cette même femme, qui n'a absolument pas tenu compte de mes plaintes concernant les effets secondaires un peu inquiétants des médicaments que je prenais, a tellement chargé mon dossier pour mes futurs psy du CMP, que je n'ai jamais pu sortir d'un bureau sans être énervée.



Le dernier en date, tolérait assez mal que je prenne mes décisions en ce qui concerne mon traitement seule. C'est tout à fait compréhensible, mais au bout de 10 ans, je me connais assez bien pour savoir de quoi j'ai besoin. Je ne comprends pas non plus cet acharnement parfois à augmenter les doses de médicaments quand cela n'a pas l'effet escompté, à rallonger la liste de l'ordonnance, au risque de fatiguer l'organisme du patient, de l'empêcher de faire les activités (travail, loisirs) qu'il doit faire si son cas n'est pas assez grave pour nécessiter un internement.

Il faut dire que j'ai lu parfois des témoignages qui font assez froid dans le dos, notamment dans le Nouvel Obs: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120912.OBS2066/le-guide-des-medicaments-utiles-inutiles-ou-dangereux.html. qui a écrit aussi une critique du DSM 5, la dernière bible américaine des psychiatres. Ils expliquent que les symptômes sont de plus en plus faibles pour diagnostiquer une maladie entre autres, dans le but de faire "vendre" les nouveaux médicaments, qui ne sont pas forcément mieux que les anciens d'ailleurs, puisqu'on investit pas assez dans la recherche.
Le dernier témoignage de Cyril Cyrulnik, psychiatre reconnu qui a écrit pas mal de bouquins, va d'ailleurs dans ce sens, je la poste ici, notamment pour Sophie qui voulait la voir.

Vidéo Youtube: Interview de Boris Cyrulnik

Et pour tout savoir sur les psychotropes, les relations entre la psychiatrie et les laboratoires pharmaceutiques cette vidéo est assez exhaustive:

L'histoire cachée des drogues psychiatriques 

Le témoignage de Josef Schovanec, autiste asperger, ne m'a pas vraiment étonnée non plus: 




Il raconte sa descente aux enfers, durant 6 longues années, lorsque se sentant "différent", il a poussé la porte des cabinets de psychiatres peu scrupuleux qui l'ont véritablement "shootés" de neuroleptiques au point de dormir 23h/24 et de ne plus pouvoir lire une ligne. Le dernier qu'il a consulté pendant cette période a heureusement posé le diagnostic "d'autiste asperger" et a mis fin à son traitement de cheval progressivement.
Le chapitre concerné est assez savoureux à lire, Josef étant particulièrement mordant, et vu que je connais bien les médicaments dont il parle, je sais qu'il ne fabule absolument pas.

Bon, pour conclure, je donnerais ce conseil tout simple à ceux qui doivent consulter: 

Si ça va pas, surtout! Change de psy!


samedi 28 décembre 2013

Humanisme au travail_ Relations entre femmes





J'écris ce texte pour les femmes avec qui je travaille. On se côtoie tous les jours, on accomplit un travail quotidien en équipe. Le matin on s'assoit aux mêmes tables. Nous sommes pratiquement des amies, et quand quelque chose ne va pas dans nos vies privées, on a parfois envie de se répandre naïvement en confidences, le travail devenant en quelque sorte un refuge. 
La hiérarchie n'a pas bien compris ce phénomène, arguant qu'on est trop naïves de croire que nos collègues puissent être nos amies, qu'il est trop impudique de parler de sa vie privée, voire irresponsable, car cela peut nuire à notre travail d'équipe. Ils ne se rendent peut-être pas compte que nos situations parfois fragiles, le fait de faire un travail répétitif toute la journée nous amènent parfois à parler d'autre chose que d'un travail finalement où nous sommes que des pions, de la main-d’œuvre bas de gamme.
Alors, oui, parler d'autre chose, c'est nécessaire. Et je pense que ce que en 4 ans j'en ai beaucoup plus appris sur les humains que sur les plants de tomates. J'ai malheureusement plus appris à me taire qu'à parler, tant la parole proférée peut faire effet boule de neige. J'ai appris par contre à ne plus être touchée par les ragots qui peuvent courir sur mon compte, et que rarement les gens sont foncièrement mauvais, qu'il faut parfois "faire avec". Vis à vis de certaines personnes que je ne pouvais pas supporter, je les regarde désormais avec tendresse, et je suis de moins en moins surprise d'apprendre les coups bas de ceux que je portais aux nues.
Celui qui vous a descendu plus bas que terre peut être votre sauveur demain et vis-versa. Donc j'ai appris à me méfier d'une part, et en même temps à pardonner certaines erreurs commises, tout en essayant de m'expliquer avec la personne pour que cela ne se reproduise pas. Je ne sais pas si le terme "pardonner" est exact, métaphoriquement parlant, ce qui me vient à l'esprit est plutôt laisser une fenêtre ouverte...

Svarte Px Photographies


Alors, non, je suis loin d'être parfaite, je suis souvent celle qui ne dit rien mais n'en pense pas moins, mes mots se heurtent aux parois de mon palet et ma langue tourne un peu trop sur le moment. Mais tout au tard, ce sera dit, et c'est ce qui importe.
Par contre, je n'ai jamais trop aimé l'esprit grégaire et les coalitions envers des boucs émissaires bien pratiques, et ils pourront toujours compter sur moi pour ne pas en rajouter une couche. Parce que j'ai vécu ça et être soumis à l’opprobre populaire, être rejeté et pointé du doigts par ses pairs, c'est extrêmement difficiles à vivre. On a jamais assez de données pour juger quelqu'un.



« En générale, si une personne me critique, et même m’insulte, je l’y invite volontiers, pourvu que sont intention soit bonne. Si nous voyons chez quelqu’un une faute, mais que nous lui répétons que tout va bien, ça n’a aucun sens, ça n’est d’aucune aide. Si nous lui disons que ce qu’il fait n’est pas trop grave tout en nous répandant en médisances quand il a le dos tourné, ce n’est pas bon non plus. Disons ce que nous pensons en face. Clarifions ce qui doit l’être. Séparons le vrai du faux. Si nous avons des doutes, exprimons-les. Même si nos paroles doivent être un peu dures, prononçons-les quand même. Nous y gagnerons en clarté, et les ragots perdront leur fondement. Si nous n’utilisons que des politesses mielleuses, il restera toujours une base pour les rumeurs mensongères. Personnellement, j’aime les propos directs.

Un jour quelqu’un m’a dit : « Selon Mao Zedong, il faut oser penser, oser parler et oser agir. » Il est vrai que pour travailler et pour entreprendre nous avons besoin de penser. Nous devons aussi avoir le courage de dire ce que nous pensons et de faire ce que nous disons. Si personne n'agit, aucun progrès n’est possible et aucune erreur ne peut être corrigée. Mais on doit également se demander si ce qu’on va dire ou faire sera utile à quelque chose. Si avec la meilleure intention du monde nous disons des choses blessantes à quelqu’un et que cela ne lui fait aucun bien, notre manière trop violente ou trop directe n’aura pas atteint son but. Cette personne avait peut-être besoin d’un pieux mensonge.

Quoi qu’il en soit, je pense qu’en général il faut dire la vérité, et que même si on l’exprime en termes durs, cela peut être bénéfique. Mais il faut éviter de critiquer ou d’insulter n’importe qui, n’importe comment, avec une intention malfaisante ou une vision négative des choses. Dans ce cas nos paroles font souffrir les autres, on ne se sent pas bien soi-même ensuite, et l’on rend aussitôt l’atmosphère irrespirable. »

Dalai Lama Conseils du Cœur



jeudi 26 décembre 2013

Le Père Noël dans tous ses états







On entend dire parfois que le Père Noël a été créé par Coca-Cola, qu'il est une pure invention commerciale pour que nous nous sentions obligés de mettre la main au portefeuille en ce solstice d'hiver.
C'est au XIXème siècle que l'on voit apparaître le nom de "Père Noël" sous la plume de Georges Sand (qui francise le Santa Claus anglo-saxon), et parallèlement des peintures représentant un lutin nordique, le Julenisse, apportant les cadeaux aux enfants scandinaves:




Noël était aussi la fête de Jul, célébrée le 21 décembre au solstice d'hiver, où le Dieu Odin y jouait un grand rôle, et où on y faisait ripaille. Le rouge de l'accoutrement proviendrait selon certains sites de la survivance du soleil au cœur de l'hiver.



Au Moyen-Âge, on christianise pourtant cette personnalité mythique sous le nom de Saint Nicolas, faisant allusion à l'évêque Nicolas de Myre, personnage historique qui ayant eu un héritage important, distribuait des cadeaux aux enfants.

Alors Coca-Cola en 1931 s'est juste inspiré de cette mythologie pour vendre des boissons fraîches même au cœur de l'hiver. Ce qui lui a valu quelques réactions catholiques outrées..

Jusqu'à la première moitié du XXème siècle, on offrait une orange, qui était un produit de luxe, aux enfants à Noël...
Les temps changent, les légendes restent!



Et cette année en Pologne, un faux Père Noël qui a bu trop de vodka s'est planté avec une fée aussi imbibée que lui.... On va devoir verbaliser le Père Noël!



samedi 21 décembre 2013

Même le pape le dit!






J'ai eu une éducation religieuse assez poussée. Mes parents allaient parfois à la messe le dimanche, et je me souviens que mon père était souvent agacé par le discours du prêtre, il faisait alors teinter ses clefs dans ses doigts pour le manifester. Quand aux anges et aux diverses croyances ésotériques, il y croyait assez peu. Il se disait trop sceptique, scientifique ou matérialiste pour cela. La seule chose qu'il accordait à la puissance de l'esprit sur la matière, était une théorie personnelle selon laquelle l'être humain pouvait créer une "énergie" qui lui survivrait après la mort.

Ma mère, issue d'une famille d'agriculteurs était plus ouverte (et l'est toujours) à l’ésotérisme. Je me souviens qu'elle collectionnait des fiches sur les sciences occultes dans lesquelles j'aimais fouiller. Pour une raison que j'ignore, elle a un jour jeté ces fiches qui formaient un gros classeur.

J'ai toujours eu une attirance pour la spiritualité et la philosophie, c'est pourquoi j'ai été portée naturellement à l'âge adulte vers le bouddhisme et le taoïsme, délaissant la religion de mon enfance que je trouve rétrograde et poussiéreuse. La religion, comme la médecine occidentale (la religion est d'ailleurs là pour soigner les âmes) détachent trop le corps et l'esprit, contrairement aux orientaux.
Toutefois, j'ai accueilli avec un sourire intérieur l’élection de ce pape, issu d'un milieu modeste, ayant fait vœu de pauvreté, très sensible aux questions de l'exclusion et des inégalités économiques.
Certains ont même vu en lui un "rouge", un homme d’extrême-gauche, lorsqu'il dit que le libéralisme est un système "qui nie la primauté de l'être humain", "une économie de l'exclusion", "une économie qui tue". Il est révolté par "le fait qu'une personne âgée réduite à vivre dans la rue meure de froid ne soit pas une nouvelle, alors que la baisse de deux points en Bourse en soit une." De grandes masses de population ajoute-t'il, "se voient exclues, marginalisées, en raison du jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le faible". La mondialisation libérale a créé une "culture du déchet": "L'être humain est un bien de consommation qu'on peut utiliser, et ensuite, jeter." Le travailleur n'est pas seulement "exploité", voué aux "bas-fonds et à la périphérie de l'existence", mais réduit à l'état de "déchet". Bref, il ne mâche pas ses mots le nouveau pape!

Et il a raison sur ce point. C'est clair comme de l'eau de roche!